• Vers une réconciliation de l'évaluation diagnostique

    Voilà bien longtemps que j'avais pour ainsi dire évacué cette notion dans mon enseignement. Scandaleux ! Mais avant de juger regardons le pourquoi ; car si finalement elle peut s'avérer utile pour l'apprentissage elle peut tout aussi bien nous enfermer dans la pédagogie que les textes souhaitent nous imposer !

    Si l'on suit l'ordre logique d'un enseignement en EPS, la première séance d'une nouvelle APSA est conditionnée à être une "évaluation diagnostique". Elle identifie les besoins de l'enfant afin de lui proposer les apprentissages au plus près de ses besoins. Les objectifs des séances suivantes étant alors planifiés au regard de cette première évaluation. En d'autre terme si l'évaluation diagnostique pose un constat de départ, l'évaluation de fin de cycle permettra de valider les apprentissages au regard de cette dernière. 

    Oui, mais voilà, ça c'est sur le papier et j'avoue rester perplexe devant cette évaluation. En effet les compétences attendues balisent déjà la suite didactique logique de chaque APSA et ne donne finalement que peu de solutions face aux diversités motrices de nos élèves ; se pose alors l'intérêt de ce "diagnostique" puisque la suite est, plus ou moins déjà prévue et balisée par nos programmes.

    Mais finalement n'est ce pas moi qui ai tout simplement abordé cet outil pédagogique sous un mauvais angle ? En lisant les divers blogs de nos collègues PE j'avais déjà une esquisse de réponse. A de nombreuses reprises j'y ai lu et découvert des tableaux d'affichages répartissant les élèves en fonction de leurs aptitudes. Chaque élève étant ainsi aiguillé vers la tâche adaptée à son niveau.

    Mais pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt !

    Et si, au lieu de poser l'évaluation diagnostique comme un repère de cycle initial je la considérais comme un repère d'objectif de séance ? Si lors des phases de jeu global de chaque fin de séance, je réalisais un diagnostique moteur des élèves au regard de l'objectif de la séance suivante ? Au final, si au lieu d'avoir une seule évaluation diagnostique, j'en posai une à chaque nouvel objectif ?

    Et alors, quelle différence ?

    En la réalisant en début de cycle, j'avais la sensation de poser un état des lieux déjà encadré par les textes officiels. A cela s'ajoute très souvent des critères en surnombre. En la réalisant à chaque fin de séance je réduis le nombre d'observables (un objectif), j'anticipe la séance prochaine et surtout je peux réaliser des groupes de besoins plus facilement.

     

    Après quelques tentatives, je reste davantage convaincu par ce fonctionnement. Toutefois cela exige, juste avant le jeu global, de prendre une décision quant à la poursuite de l'objectif du jour ou au contraire de passer au suivant. Entendons-nous bien, pour les élèves il s'agit de mettre à profit les acquisitions du jour et d'en vérifier leurs mises en applications (fiche d'observation...), pas de changement pour eux. Seul l'enseignant anticipe le cours suivant au regard de nouveaux observables.

     

    Ce billet n'a rien de fondamental, une simple réflexion que je n'avais jamais eu l'occasion de mener, considérant cette évaluation diagnostique comme indiscutablement unique et précurseur d'un cycle. Réflexion à poursuivre...


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